Nous exerçons un métier où le client ne voit presque rien de ce qu'il achète. La fosse est sous terre, la canalisation aussi, et le devis arrive après le diagnostic. C'est pour cette raison que nous expliquons chaque intervention avant de la commencer et que nous laissons une trace écrite de ce que nous avons fait.
Le premier appel sert à trier. Nous vous demandons ce que vous constatez, depuis quand, quels appareils sont touchés, si le logement est raccordé au réseau public ou autonome, et quand la dernière vidange a eu lieu. La plupart du temps, ces cinq réponses suffisent à savoir s'il s'agit d'un bouchon, d'une fosse pleine ou d'un épandage qui ne reçoit plus l'eau. Nous vous le disons au téléphone, avec l'ordre de grandeur du coût, avant de nous déplacer.
Sur place, nous commençons par ouvrir et regarder. Un regard de visite dégagé, une hauteur de boues mesurée, parfois une caméra passée dans le collecteur : cela prend vingt minutes et cela décide de tout le reste. Nous vous montrons ce que nous voyons, sur l'écran ou dans le regard ouvert.
Il y a trois choses que nous refusons de faire.
- Vendre une vidange quand le problème est un épandage saturé. La fosse se remplira de nouveau en quelques semaines et vous aurez payé deux fois le même symptôme sans traiter la cause.
- Faire un terrassement avant d'avoir passé la caméra. Creuser au jugé abîme un jardin, mobilise une machine à la journée et se trompe souvent de point.
- Promettre une filière d'assainissement non collectif sans étude de sol. Dans les Baronnies, on passe du calcaire dur à la marne argileuse en quelques mètres. Personne ne peut dire ce que votre terrain infiltre sans l'avoir mesuré.
Quand nous ne savons pas, nous le disons, et nous vous orientons vers le service public d'assainissement non collectif de votre communauté de communes ou vers un bureau d'étude de sol.